Toujours aussi proche des nuages

Trois ans après, on me pose encore la question sur mes réelles motivations au concours, quel a été le déclic.

Ecoutez, je suis une vraie gamine, à 20 ans je l’étais encore plus, je continue de rêver. Et il y a une citation qui dit  » Mieux vaut vivre ses rêves que rêver sa vie « .

Quand j’étais encore enfant, j’aimais bien trainer dans les affaires de ma mère, qui a été très souvent en voyage ou aux petits soins de ses clientes jusqu’à tard dans la nuit. Le plus adorable, c’est que je leur faisais à elle et mon père des petits mots trop chou.

 

J’aimais regarder ses vêtements, ses chaussures à talons, ses photos d’elle plus jeune: Elle était trop belle. Vous me direz que c’est normal, toute petite fille veut ressembler à sa maman un jour. Mais bon en tout cas, moi je voulais être une femme libre, belle, indépendante, spéciale à ma façon, tout comme elle qui est assez authentique. 

Je me suis donc imaginée plusieurs vies, je m’imaginais secretaire, top model, chanteuse, ambassadeur… jusqu’à découvrir que j’étais assez douée pour la couture.

J’avais toutes les poupées qu’il me fallait, un peu gâtée oui parce que j’étais vraiment un ange et surtout parce que je dealais toujours ma bonne attitude en échange d’un cadeau. Et pour ces poupées, j’organisais toujours mes petits défilés de mode ultra chic.

Je pense qu’ à 7 ou 8 ans j’étais une bête de l’aiguille, je n’avais pas Youtube pour des tutos, je regardais souvent ma mère, j’ai vite appris les ourlets et pour ce peu je me proclamais super styliste dans ma vie imaginaire. Je récupérais les chutes de Wax, de tissus dont je maitrisais les noms et la manière de manipuler, et je faisais à la main des tenues pour mes barbies, et celles de mes cousines. Dans le même temps, j’enchainais les concours de mini miss à l’époque et donc j’ai tôt effacé de mon système ce que vous appelez « la honte ». J’aimais vraiment les lumières, les paillettes et cette assurance qu’on s’efforçait à avoir pour le défilé.

Le drame dans cette histoire, c’est quand je suis allée maman pour lui dire que je voulais devenir styliste comme elle. LOL, elle m’a vite fait descendre des nuages en me faisant comprendre qu’elle voyait mieux qu’un métier d’artiste/artisan pour moi.

J’étais en CM2 quand il fallait que je me trouve une nouvelle voie. Mais dans tous les cas, je voulais mon podium à moi !

Triste mais j’ai été correcte pendant tout mon cursus, j’ai gardé confiance en moi et mon goût pour les challenges. Du collège catholique privé, au lycée publique j’aimais me faire remarquer par mon travail en toute humilité et je n’aimais que les premiers rangs, évidemment ! Avec ma famille, on allait soutenir ma mère à ses défilés quand ils se tenaient à Abidjan chaque an : YEHE, Afrik Fashion Show … et moi particulièrement je voulais l’assister pendant les répétitions, regarder les mannequins marcher, voir des maquilleuses en plein travail, en gros vivre l’expérience backstage. Je trouvais cet univers tellement magique, en plus des concours de Miss que je voyais à la télé.

En classe terminale, pendant que maman me faisais des retouches pour des tenues, elle m’a dit que je commençais à grossir. Je lui ai dit de ne pas s’inquiéter et que quand je serai majeure je serai Miss Côte d’Ivoire et qu’elle sera fière de moi parce qu’à coté de ça j’aurai un super boulot

A bientôt pour la suite :*

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